mardi 19 mai 2009

Tarte à la rhubarbe pour une rencontre avec le chef étoilé Eric Westermann


Ou comment j'en suis arrivée à préparer une tarte à la rhubarbe après avoir discuter des attraits du merlan avec le chef étoilé Eric Westermann...

Je ne sais pas pour vous, mais le merlan m’évoque toujours la cantine et ses batailles de petits pois calibrés comme des kumquats… teintés en vert. Il va falloir sérieusement réviser mes classiques ! Regardez un peu plus bas, cette maison presque dissimulée dans son précieux écrin de verdure, à deux pas des institutions européennes, en plein coeur de Strasbourg. Ses beaux colombages n’attirent pas seulement le regard du promeneur intrigué par les cigognes du parc de l’Orangerie qui nichent sur la toiture. Ici, le gourmet d’Alsace marque également une pause gourmande. Ces murs abritent une des cuisines les plus réputées de la région, créée en 1970 par un père – Antoine –, reprise par son fils – Eric –. Antoine a remis les clés de l’établissement à Eric et cédé ses 3 étoiles en février 2007 pour de nouvelles aventures parisiennes. Le jeune chef a quant à lui décroché sa première étoile quelques mois seulement après son arrivée à la tête du Buerehiesel.

Ce mot alsacien imprononçable pour les non-autochtones signifie petite maison du paysan. Si la maison qui accueille ce restaurant n’a rien de monumental par sa taille, elle a cependant une histoire très originale puisque bâtie au XVIIe siècle, elle a été démontée de toutes pièces et transportée depuis Molsheim (village situé à 20 km de Strasbourg) à l’occasion de l’exposition industrielle de 1895 organisée dans le parc de l’Orangerie nouvellement créé pour cet événement. C’est une maison traditionnelle alsacienne avec colombages restaurée notamment par l’adjonction d’un superbe jardin d’hiver qui offre une vue exceptionnelle sur le parc. Cette véranda affiche une décoration relativement moderne même si la pièce a conservé ses colombages d’origine.

Je voulais en savoir un peu plus sur cette famille de gastronomes et ma curiosité a été largement satisfaite au cours d'un entretien très chaleureux et sympathique (encore mille mercis !). Pour Eric, choisir de travailler dans la restauration comme son père et son grand-père n’était ni un hasard, ni une fatalité. Dans la famille Westermann, on est (naît ?) gourmet et gourmand. On aime le partage et les tablées conviviales, recevoir et donner du plaisir. Ils en ont fait leur métier : un métier d’art et de passion qui a besoin des autres pour se réaliser. Personne ne cherche à se distinguer : c’est la passion du métier teintée de l’air du temps qui les démarque naturellement. Et la différence de prix pratiqués par le nouveau chef est un élément clé. La carte est réellement abordable et à l’image de ce que recherche Eric : il ne triche ni sur la qualité ni sur les quantités, mais vise un style plus simple, plus décontracté qui colle à un public désireux de davantage de convivialité.

Le Buerehiesel est à l’image de son nouveau chef : chaleureux et accueillant. Et c'est bien l'atmosphère qui régnait au cours de notre entrevue. Eric se présente comme un modeste artisan dont le savoir-faire lui permet de mettre en valeur de beaux et bons produits acquis auprès de fournisseurs de confiance. C’est ainsi que l’idée de présenter du merlan sur la carte s’est peu à peu imposée. En effet, ce poisson négligé (et pour cause !) gagne à être choisi, assaisonné et cuisiné avec un soin particulier (et pas mixé, broyé et roulé dans la chapelure à la truelle avant d'être brûlé dans une friteuse à vidanger !). Et là, quelle explosion de saveurs ! Le Crillon ne s’y est pas trompé et se lance à son tour dans l’aventure du merlan… On peut également découvrir ou redécouvrir le mulet de roche, les écrevisses, le homard.... De beaux produits mis en valeur par une bonne cuisson, un assaisonnement adéquat et une tablée chaleureuse, voilà en somme la recette du bonheur selon Eric Westermann (finalement, la bonne cuisine, c’est presque trop facile ;-) !).

La carte du Buerehiesel s’adapte aux produits de saison. Reflet de notre époque : manger des fraises en hiver n’est plus synonyme de luxe, mais de bêtise écologique et gustative. Toujours dans cette idée d’épure, de convivialité, de retour aux sources, ici, vous ne trouverez ni dorures, ni chichis et encore moins de cuisine moléculaire. Aucun artifice ne doit dissimuler un bon plat, maquiller un moment de plaisir (quoique... du merlan déguisé en drag queen... ok j'arrête ;-) !). On peut saucer allègrement son assiette avec le délicieux pain de la maison sans craindre d’attirer le regard désapprobateur de serveurs exaspérés par un manque de savoir-vivre. Ah et ce pain maison… La croûte des petits pains de seigle, quel régal !

Parlons enfin desserts puisque c’est mon dada… Eric ne saurait résister à une bonne crème glacée ou à des fruits de saison aux arômes éveillés par une préparation de circonstance. Croquer dans de la rhubarbe crue, la présenter en salade accompagnée de sucre imbibé de jus de fraises, c’est à la fois minimaliste et savoureux à l’extrême. J’étais littéralement conquise ! Au Buerehiesel, on croque à pleines dents dans un bonheur spécialement mitonné pour vous par un jeune chef entouré d’une brigade de passionnés qui ont la tête et le cœur dans les étoiles et les pieds sur terre. Avec des cigognes pour voisines… Que demander de plus ? Euh... une tarte à la rhubarbe ;-) ?

C'est à l'issue de cet entretien gourmand qu'une nouvelle envie quasi irrésistible de rhubarbe s'est fait sentir. De la rhubarbe, certes (ou encore ;-) !), pas sous n'importe quelle forme. Eric venait de me parler de rhubarbe crue, je l'avais goûtée mais c'est vers mes souvenirs que mes babines se sont tournées. La tarte à la rhubarbe est un dessert de l’enfance au goût persistant et à la saveur acide inoubliable que le sucre peinait à masquer… Avec sa couleur bien verte. Oui, j’ai découvert que la rhubarbe pouvait être rouge sur les blogs et dans les livres de Jamie Oliver ou de Nigella Lawson. Mais dans mon jardin, la rhubarbe y était verte, comme une salade ou une banale tige. Et pas moins bonne ! Les tiges étaient rouges jusqu’à mi hauteur, et encore… Mais quelles tiges, bien grosses et parfumées ! C’est aussi sur les blogs que j’ai découvert que la rhubarbe se cuisinait comme un légume ! Aurais-je vécu pendant tout ce temps à des années lumière de toute trace de civilisation et de progrès ?

La tarte à la rhubarbe était un de mes desserts préférés parce que cette tarte résonnait comme une énigme : comment la rendre plus douce, moins aqueuse, plus jolie aussi. Aucun dessert ne vous triture jamais les méninges ? Mon rubik’s cube culinaire est enfin terminé. Quelque chose va manquer maintenant, c’est sûr !

Pour 1 fond de tarte en pâte sucrée :

- 80 g. de farine,
- 10 g. de fécule de pomme de terre,
- 45 g. de sucre glace,
- 65 g. de beurre mou,
- 17 g. de poudre d’amande,
- 1 petite pincée de sel fin,
- 25 g. d'œuf.

Travailler le beurre et le sucre jusqu’à obtenir une pâte blanche. Ajouter l’œuf, la pincée de sel, la poudre d'amande, puis la farine et la fécule. Pourquoi dans cet ordre ? En incorporant d’abord l’œuf au sucre, celui-ci absorbe l’eau qui ne peut plus alors servir de liant ni aux protéines du gluten ni aux grains d’amidon, évitant ainsi que la pâte ne devienne filasse. La pâte est souple et malléable.

Quand tous les ingrédients sont bien mélangés, mettre en boule et déposer cette boule entre deux feuilles de papier sulfurisé. Etaler la pâte sur une hauteur de 2 mm environ (super, ça s’étale tout seul !) et la déposer à plat au frigo pendant au moins 1 heure. Pourquoi la réfrigérer ? La farine contient des grains d’amidon et des protéines (dont celle du fameux gluten) qui forment un réseau élastique quand la pâte est travaillée avec l’eau pendant un certain temps (pâte à pain). Ce réseau de gluten retient les bulles de gaz carbonique qui fait gonfler la pâte à pain, mais provoque la rétractation des autres pâtes à la cuisson. Le repos permet donc aux protéines étirées telles des chewing gum, de reprendre leur forme. De plus, les grains d’amidon ne gonflent et ne se soudent les uns aux autres qu’assez lentement à température ambiante. Le repos au frais favorisera la soudure qui donnera sa cohésion à la pâte. On peut aussi envisager un passage de trente minutes au congélateur.

Le délai écoulé, découper un cercle de pâte de la taille de votre cercle à pâtisserie. Poser le cercle sur un moule à tarte recouvert de papier sulfurisé. Reposer le cercle. Puis tailler de fines bandes de pâtes pour faire les bords de la tarte. Piquer la pâte à l’aide d’une fourchette (sans la transpercer). Poser un cercle de papier sulfurisé sur le fond de votre pâte, garnir le tout de pois chiches (c’est tellement plus joli et moins cher que les billes en céramique ; conservés dans un pot en confiture ou une jolie boîte en verre, c’est même décoratif). Réfrigérer 1 heure.

Enfourner à 200° C en chaleur traditionnelle pendant 10 à 15 minutes (surveiller la cuisson, dès que les bords commencent à dorer, c’est cuit).

Laisser refroidir avant de démouler.


Pour la garniture à la rhubarbe :

Globalement, il semblerait que nous mangions trop acide et que l’excès d’acidité serait fortement néfaste pour nos petits corps. Cela tombe bien, je n’aime pas manger trop acide : un peu, pas trop. La rhubarbe par exemple me fait grincer des dents si elle n’est pas adoucie par le traitement que je lui fais subir !

Eplucher une botte de rhubarbe en enlevant bien tous les filaments. Couper en morceaux, mettre dans un saladier, couvrir de sucre (100 à 150 g. à vue de nez), remuer et faire macérer au frigo pendant une nuit (12 heures). La rhubarbe va peu à peu rendre une bonne partie de son eau (vous verrez, c'est surprenant toutes ces réserves d'eau).

Verser la rhubarbe (sans l’eau) dans une casserole et faire cuire à feu doux pendant 20 à 30 minutes. Laisser refroidir.

Verser la compote de rhubarbe sur le fond de pâte. Décorer de fraises fraîches, lavées et équeutées. Et voilà, c'est tout simple, mais quel délice !

lundi 11 mai 2009

Madeleines


La madeleine de Commercy porterait le prénom d'une jeune soubrette officiant au château de Commercy, la résidence secondaire du duc Stanislas Leszczynski, roi de Pologne. Un soir de réception, dans les années 1750, une dispute aurait éclaté entre l'intendant et le cuisinier, lequel cuisinier aurait rendu son tablier en emportant le dessert. Le dîner du duc semblait compromis quand Madeleine aurait alors proposé de préparer un gâteau selon la recette qu'elle tenait de sa grand-mère. Faute de mieux, on fut bien obligé d'accepter ce petit gâteau dodu parfumé à la bergamote... qui remporta un fier succès !

Il faut cependant savoir que cette petite légende n'est pas entièrement infondée. Le roi de Pologne était très gourmand. Pour le satisfaire, les cuisiniers de Stanislas rivalisaient d’imagination. On leur doit notamment quelques desserts passés depuis à la postérité comme le baba au rhum. La mode étant aux turqueries : pensez aux croissants, aux gâteaux dits chinois, aux kouglofs... Avec sa forme de coquillage, la madeleine s'inscrirait assez bien dans cette mouvance.

Mais selon d'autres sources très incertaines et qui remettraient en cause la célèbre légende, la madeleine remonterait aux origines du pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, quand une jeune fille (devinez son prénom ;-)), aurait offert aux pèlerins un gâteau moulé dans une coquille Saint-Jacques, l'emblème du pélerinage...

Il faut malheureusement reconnaître que le créateur de ce petit gâteau a disparu avec son secret et ce, sans laisser d'autre trace derrière lui que celle de la madeleine.

Après la mort de Stanislas, en 1766, l’un de ses pâtissiers s’installe à son compte et lance la fabrication de la madeleine à Commercy. L'engouement n'est cependant pas spectaculaire. Le conditionnement par douzaine, dans des boîtes en sapin des Vosges, puis en hêtre, contribuent largement à la vente de la madeleine. C'est le train qui va jouer un rôle déterminant pour la notoriété du petit biscuit. En effet, le nombre de madeleiniers va littéralement exploser avec l’arrivée de la ligne de chemin de fer Paris – Strasbourg, en 1852. Un arrêté préfectoral autorisera même en 1874 la vente de madeleines sur le quai de la gare. Les transactions se font à chaque arrêt par les fenêtres ouvertes des wagons ! L’arrêt à la gare de Commercy devient alors incontournable. Cette tradition perdurera jusqu’à la moitié du XXe siècle.

L'écrivain Marcel Proust fait intervenir la madeleine dans une scène célèbre du roman Du côté de chez Swann. Le gâteau, trempé dans une tasse de thé au tilleul, permet de revivre brusquement quelques instants de l'enfance. La métaphore a largement été reprise depuis. Mais les brouillons du roman révèlent qu'à l'origine, c'est une tranche de pain grillé qui aurait dû être trempée dans le thé... et là, ça change tout !



Recette pour une vingtaine de madeleines :

- 2 oeufs (50 g. chacun) à température ambiante,
- 100 g. de sucre,
- 200 g. de farine,
- 1/2 sachet de levure chimique,
- 1/2 c. à c. de bicarbonate de soude,
- quelques gouttes d'huile essentielle de bergamote,
- 80 g. de beurre demi-sel en pommade.

Faire préchauffer le four à 250° C.

Mélanger le beurre mou et le sucre. Quand le mélange est bien blanc et homogène, ajouter les jaunes d'oeufs. Ajouter la farine, la poudre à lever, le bicarbonate et les quelques gouttes d'huile essentielle (3-4).

Emulsionner les blancs d'oeufs. Ajouter à la préparation. La pâte doit être bien lisse.

Remplir les moules aux 2/3 de leur hauteur?

Cuire à 250° C pendant 5 minutes, puis descendre à 165° C pendant 5 minutes maximum.


lundi 4 mai 2009

Envies de fraises ? (I) Tarte au chocolat blanc et à la fraise - Pâte de fraise


Voilà, j'ai craqué... Mes premières fraises de l'année. Sucrées, parfumées à souhait. Un tel ravissement pour les yeux et le palais que mes envies de dessert se sont multipliées à l'infini... Les fraises inspirent ma gourmandise ! Au diable les bikinis ! Il y a plus passionnant que se pâmer devant son reflet. Je vaux mieux que cela ;-) !

Tarte au chocolat blanc et à la fraise


Ingrédients pour la pâte sablée :

- 65 g. de sucre semoule,
- 125 g. de farine T45,
- 65 g. de beurre pommade,
- 25 g. d'oeuf à température ambiante.

Mélanger l'oeuf et le sucre. Ajouter le beurre, puis la farine. Rendre le tout bien homogène, rouler la pâte en boule et l'aplatir au rouleau à pâtisserie entre 2 feuilles de papier sulfurisé. Réfrigérer au moins 2 heures.

Abaisser la pâte dans un cercle à pâtisserie, piquer la pâte de quelques coups de fourchette sans la traverser. Réfrigérer 30 minutes.

Déposer un cercle de papier sulfurisé dans le fond de la tarte, recouvrir de pois chiches et enfourner dans un four à 200° C pendant 15 minutes (surveiller la cuisson). Laisser refroidir.

Pendant ce temps, préparer la ganache au chocolat blanc et à la fraise.

Ingrédients pour la ganache au chocolat blanc et à la fraise :

- 150 g. de fraises lavées, équeutées et coupées en dés,
- 1 c. à s. de sucre semoule,
- 150 g de chocolat blanc fondu au bain marie.

Verser les fraises dans une casserole. Saupoudrer de sucre et faire chauffer. Quand le sucre a fondu , arrêter la cuisson. Mixer.

Mélanger la purée de fraise au chocolat blanc fondu. Laisser figer à température ambiante pendant une heure.

Verser la ganache sur le fond de tarte, lisser le dessus et décorer d'un gerbera rose (non comestible).


Pâte de fraise

Ingrédients pour une vingtaine de carrés de pâte :

- 250 g. de fraises lavées, équeutées et coupées en cubes,
- 250 g. de sucre semoule,
- 4 g. d'agar agar,
- sucre cristallisé.


Verser les cubes de fraises dans une casserole, recouvrir de sucre et faire bouillir pendant 10 minutes. Ajouter l'agar agar 1 minute avant la fin de la cuisson. Mixer.

Poser une feuille de papier sulfurisé sur un moule à tarte et par-dessus un rectangle sans fond. Couler la pâte dedans, lisser le dessus et laisser refroidir. Découper des carrés de pâte et rouler ces arrés dans une assiette de sucre cristallisé.

Ces carrés se conservent une semaine dans une boîte hermétique.

lundi 27 avril 2009

J'aime les framboises... un peu, beaucoup, à la folie... passionnément (II) ! Crumble glacé au chocolat blanc et aux framboises - Oeuf de framboises


Crumble glacé au chocolat blanc et aux framboises

Pour les beaux jours qui s'annoncent, voici un dessert frais, fruité et crémeux qui fond dans la bouche et qui croustille sous la dent ! Ce crumble glacé au chocolat blanc et aux framboises se prépare idéalement la veille, voire plusieurs jours à l'avance. Il se réalise sans sorbetière pour un résultat moelleux à souhait ! Régalade garantie !

Ingrédients pour 4 personnes :

- 200 g. de framboises,
- 100 g. de chocolat blanc haché en petits cubes,
- 20 cl de crème liquide froide,
- 150 g. de blanc d'oeuf,
- 75 g. de miel,
- 50 g. de sucre.

Commencer par fouetter la crème liquide en chantilly bien ferme.

Faire chauffer le miel et le sucre dans une casserole jusqu'à ce que le mélange atteigne la température de 120° C. Quand le mélange est à 115° C, battre les blancs d'oeufs en neige pas trop ferme. Verser le sirop à 120° C sur les blancs et mettre le batteur en vitesse maximale. Continuer de fouetter jusqu'à ce que la meringue atteigne 50° C.

Incorporer les cubes de chocolat blanc ainsi que les framboises (réserver quelques framboises pour la décoration), puis la crème chantilly à la meringue italienne.

Verser la crème obtenue dans un ou plusieurs moules et placer le tout au congélateur pendant au moins 4 heures ou jusqu'au lendemain (idéalement).


Pendant ce temps, préparer le crumble.

Commencer par préchauffer le four à 180° C.

Mélanger 50 g. de beurre pommade avec 50 g. de sucre, 50 g. de poudre d'amande et 50 g. de farine. Effriter la préparation pour obtenir de grosses miettes. Etaler ces miettes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfourner 15 minutes à 180° C en surveillant la cuisson (le crumble ne doit pas être trop brun). Laisser refroidir.

La texture fondante et moelleuse est parfaite dès la sortie du congélateur, inutile de sortir les plats à l'avance. Pour le dressage, recouvrir le dessus des plats de crème glacée de crumble croquant et de framboises fraîches.


Oeufs de framboises

Il me restait une poignée de framboises après tous ces desserts ! J'aurais pu les croquer à pleines dents (si, si, je sais le faire), mais j'ai voulu m'amuser en m'inspirant d'un fameux dessert anglais (la jelly) et en l'accommodant aux restes de sauce pascale (une forme d'oeuf).


Pour 6 personnes :

- 400 g. d'eau minérale,
- 100 g. de jus de citron,
- 150 g. de sucre en poudre,
- 4 g. d'agar agar,
- quelques gouttes d'huile essentielle de bergamote,
- des framboises.

Porter l'eau, le jus de citron et le sucre à ébullition. Ajouter quelques gouttes d'huile essentielle de bergamote, puis l'agar agar. Laisser tiédir le sirop aromatisé et remplir au tiers de leur hauteur des moules en silicone (en forme de demi-oeuf). Laisser prendre quelques minutes au réfrigérateur et déposer quelques framboises sur la gelée. Rajouter du sirop aromatisé et laisser prendre à nouveau quelques minutes au réfrigérateur. Garnir de framboises une deuxième fois et couvrir le tout de sirop gélifié.

Laisser durcir au réfrigérateur pendant au moins 2 heures avant de démouler et de servir ces oeufs fruités très frais.

mercredi 22 avril 2009

Kouglof


Faut-il écrire ou kouglof ou kugelhopf ? Ou encore kougelhof, gougelhof, gougelhopf, kougelhopf... ? Quelle est la bonne orthographe ? C'est le genre de questions qu'on peut se poser tout le long de la dégustation de cette grosse brioche alsacienne... et qui a l'avantage de ne pas empêcher d'apprécier ;-) ! En fait, il n'y a pas d'orthographe fausse, tout est bon ! Le mot "kouglof" est la version francisée du mot alsacien "Kugelhopf" qui lui-même a adapté le mot allemand "Gugelhopf" qui veut dire littéralement dire bonnet de turc, en référence à la forme du moule. Je vous invite à lire également les explications de Marie-Claire concernant les origines du kouglof : c'est très bien écrit et très clair.

J'ai déjà réalisé moultes recettes de kouglof et si j'ai toujours été satisfaite, je restais en quête de sensations parfaites (je peux être très très pointilleuse ;-)) : un goût de beurre prononcé mais pas rance et surtout qui ne pèse pas sur mon estomac délicat (si ça sent le beurre, c'est qu'il est présent dans la pâte et pas à dose homéopathique), une mie bien aérée mais qui ne s'effrite pas, une croûte bien brune mais pas noire... Avec cette recette, croyez-moi, on s'approche de la perfection ! Une pure merveille. Mais ma quête n'est pas achevée pour autant : je voudrais essayer cette recette avec un vrai levain. Pour voir... Affaire à suivre !

Ah oui, petite précision : vous ne rêvez pas, cette petite tâche verte sur la photo, ce n'est pas un raisin sec mutant, ni un morceau de troll, c'est de l'angélique ! Quoi, on ne met pas d'angélique dans un kouglof ? Vous voulez convertir une Alsacienne ;-) ? J'ai voulu essayer un kouglof avec un mélange de fruits confits coupés en petits dés (dont les fameux raisins secs, mais pas trempés dans l'alcool, je n'aime pas ça). Et c'est pas mal non plus !

Une dernière hérésie : j'ai utilisé un moule en silicone pour faire ce kouglof. Gustativement c'est tout aussi bon que si le moule avait été en terre cuite ! Voilà une information bonne à prendre pour tous les fans de kouglof qui ne trouvent pas forcément de moules en terre cuite de Soufflenheim près de chez eux et qui craignent pour la qualité de leur production. J'ai la chance de disposer également d'un moule à kouglof en terre cuite, pas décoré, juste destiné à sa vocation première, cuire des kouglofs. Et bien, le moule original ne donne pas meilleur goût au kouglof ! Comme ça, c'est dit ! Mais si vous voulez décorer votre cuisine avec des moules en silicone, pas sûre que le résultat soit très chic.


Passons à la recette. J'ai commencé par réaliser une poolish (diluer 10 g. de levure de boulanger fraîche dans 150 g. d'eau entre 36 et 40° C et ajouter 150 g. de farine T55) qui a reposé 12 heures (dans un endroit tempéré, à l'abri des courants d'air, sous un film plastique) jusqu'à ce que le dessus soit recouvert de petites bulles (sinon on peut patienter 4 heures de plus). Pour des explications détaillées sur la poolish, allez faire un petit chez Anne qui vous expliquera bien mieux que moi tous les secrets de cette fameuse poolish.

Puis, j'ai réalisé un sirop : j'ai fait fondre 100 g. de sucre dans 150 g. d'eau jusqu'à atteindre 50° C, pas plus.

Il faut ensuite battre la poolish avec 3 jaunes d'oeufs. Ajouter le sirop, 130 g. de farine, 150 g. de beurre mou et enfin 310 g. de farine. J'ai laissé lever 4 heures, sous un film plastique, dans un endroit chaud (près du radiateur), à l'abri des courants d'air (pensez au four éteint, par exemple). Cela peut être plus, cela peut être moins. Il faut seulement que la pâte ait doublé de volume.

Au bout de cette première pousse, ajouter 80 g. de farine, 15 g. de miel, une pincée de sel, 30 g. de sucre, 3 jaunes, 30 g. de beurre mou, 1 c. à c. d'extrait de vanille liquide... et des raisins secs (le poids varie selon vos goûts : la tradition veut que ces raisins ait reposé dans 2 ou 3 c. à s. de rhum, histoire de les repulper un peu... de l'eau tiède suffit, voire du lait... et si vous n'aimez pas les raisins secs, n'en mettez pas, essayez avec de l'orangeade, du citron confit, des dattes, des figues... c'est exquis ! Si vous aimez, partez sur une base de 100 à 150 g. de fruits secs). Moi j'ai mis un mélange de fruits secs : orange confite, citron confit, angélique, bigarreaux confits, figues et une poignée de raisins secs. A vue de nez, c'était pile la quantité rêvée. Je dirais... 200 g. parce que je suis très gourmande. Laisser monter le tout une deuxième fois : au bout de 2 heures, c'était parfait, la pâte avait tellement poussé, je me suis demandée si elle n'allait pas se retrouver par terre !

Pour un moule traditionnel, il faut bien beurrer le moule, avec un pinceau. Et idéalement, placer une amande entière dans chaque courbe du moule. On peut aussi saupoudrer le moule d'amandes effilées, ça change ! Moi, j'ai zappé l'étape des amandes et ai enfourné mon moule en silicone débordant de pâte dans un four préchauffé à 180° C pendant 55 minutes. Petite remarque pour le béotien : oui, on cuit le kouglof à l'envers. J'ai été surprise par la remarque, je ne m'étais jamais inquiétée au sujet de la tête à l'endroit ou à l'envers de mes cakes. Le kouglof est cuit tête en bas. On peut le présenter tête en bas, mais on se rend vite compte que ça n'a pas de sens.

Une fois la bête refroidie, j'ai saupoudré le dessus de sucre en poudre...

vendredi 17 avril 2009

Cupcakes fleuris et fruités


Pénélope organise une délicieuse cupcake party et je n'ai pas pu résister à son invitation... Pour les sceptiques, tout se mange chez ces cupcakes (sauf les caissettes en silicone, enfin question de point de vue...). Les marguerites azymes viennent de la célèbre boutique G. Detou (un puits sans fond pour l'inspiration gourmande). L'anse du panier est réalisée à l'aide de bonbons longs en forme de tubes (je ne sais pas comment ça s'appelle... dans la série "Ma vie est passionnante", je ne suis pas très bonbons, plutôt gâteaux et chocolats voyez-vous...). Ah et pour rassurer mon mari qui a craint que je ne cherche à l'empoisonner de manière peu subtile en lui faisant ingurgiter du truc vert moisi sous un décor floral (on ne la lui fait pas), c'est une crème au beurre teintée avec un mélange de poudre de chlorophylle et de poudre de curcumin, recouverte de sucre semoule. Les fruits sont des bonbons gélifiés de la marque pour les enfants et leurs parents (celle qui produit à mon sens les meilleurs bonbons en gélatine). Et parce qu'il faut bien rendre à César ce qui appartient à César, voici ma source d'inspiration (en version originale).



Ingrédients pour réaliser 15 cupcakes à la vanille :

- 100 g. de beurre pommade,
- 140 g. de sucre,
- 2 oeufs tempérés,
- 210 g. de farine (et 5 g. de levure chimique),
- 115 g. de lait tempéré,
- 1 c. à s. d'extrait de vanille liquide.



Préchauffer le four à 180° C (chaleur tournante).

Mélanger le beurre et le sucre jusqu'à obtenir un mélange homogène. Ajouter les oeufs, puis la farine, la levure, le lait et enfin l'extrait de vanille.

Remplir les caissettes aux deux tiers.

Enfourner 15 minutes et laisser refroidir sur une grille.



Ingrédients pour réaliser le glaçage à la crème au beurre :

- 100 g. de beurre tempéré,
- 225 g. de sucre,
- 1 c. à s. d'extrait de vanille liquide,
- 1 c. à s. de crème liquide.



Bien mélanger le beurre et le sucre, rajouter l'extrait de vanille liquide et la crème afin d'obtenir un mélange homogène, ni trop liquide, ni trop compact. Dissoudre une pointe de couteau de poudre de chlorophylle et une pointe de couteau de poudre de curcumin dans une c. à s. d'eau. Verser le mélange obtenu dans la crème au beurre.

Recouvrir les cupcakes de crème au beurre, sans être trop soigneux (il ne faut pas non plus balancer la crème à la louche... entre les 2 ;)). Recouvrir le dessus de sucre semoule. Découper 15 cm environ de tube gélifié, tailler les extrémités en pointes, y enfoncer des cures-dents et piquer sur les cupcakes.



Recouvrir de fleurs azymes ou de bonbons en forme de fruits. Et déguster sans attendre !



mardi 14 avril 2009

J'aime les framboises... un peu, beaucoup, à la folie... passionnément (I) ! Macarons au chocolat blanc et aux framboises - Tartelette comme une fleur


Le plus beau cadeau de ce week end pascal : un grand et beau soleil depuis vendredi. Et des framboises parfumées. Colorées et juteuses. Comment mettre cette précieuse barquette à l'honneur ? En réalisant de bons macarons au chocolat blanc et aux framboises, par exemple ! Et une tartelette comme une fleur....

Macarons au chocolat blanc et aux framboises

J'avais promis de publier une recette des macarons suite au trucs et astuces offerts par Thierry Mulhaupt. Je vous conseille d'ailleurs de lire d'abord ce billet avant d'attaquer la recette, sinon gare au choc (oh la... ;))) ! J'ai préparé la quantité de pâte indiquée ci-après et ai réalisé des coques dites individuelles (de 5 cm de diamètre), puis les ai farcies de ganache au chocolat blanc et de framboises... Un pur délice dont voici la recette.


Ingrédients pour réaliser environ 90 macarons parisiens (2,5 cm de diamètre) :

- 312 g. de sucre semoule,
- 85 g. d'eau,
- 125 g. de vieux blancs d'oeufs bien tempérés,
+
- 125 g. de vieux blancs d'oeufs bien tempérés,
- 312 g. de poudre d'amande blanche sèche (laisser le paquet ouvert à l'air libre pendant 48 heures ou ne pas hésiter à rapidement torréfier la poudre 10 minutes à 150° C),
- 312 g. de sucre glace.


Mixer longuement la poudre d'amande sèche et le sucre glace afin de réaliser un tant pour tant bien fin. Tamiser le tant pour tant.

Cuire le sucre et l'eau à 121° C (si vous souhaitez colorer vos macarons, c'est le moment d'incorporer une pointe de colorant alimentaire en poudre dans le sirop ; ici j'ai choisi de ne pas colorer mes macarons). Pour réaliser ce sirop (ne mélangez surtout pas le sucre et l'eau, le sucre se dissoudra tout seul), utiliser un pinceau trempé dans de l'eau et passer sur les bords de la casserole afin d'éviter la cristallisation du sucre sur les parois, au début de la cuisson et en milieu de cuisson (ou quand vous le voulez si vous êtes super angoissé à l'idée de rater vos macarons).


Monter les 125 g. de blancs (conservés à température ambiante dans une boîte hermétiquement close depuis au moins 2 jours) au batteur lorsque le sucre est à 115° C. Ils seront alors de bonne consistance lorsque le sirop atteindra 121° C (ils ne doivent pas être trop fermes, montés mais encore mous ; quand des becs d'oiseau apparaissent sur le dessus des blancs, ceux-ci sont "cassés" et ne pourront pas incorporer le sirop : les macarons seront ratés). Verser le sucre cuit à 121° C (quand le sucre est cuit à cette température, on parle de "boulé" : la boule de sucre se forme et se roule facilement avec les doigts trempés dans de l'eau bien froide) progressivement sur les blancs, en le faisant couler le long des parois du bol du robot. Bien faire monter en vitesse maximale. Arrêter les blancs lorsqu'ils sont bien montés et qu'ils ont atteint la température de 50° C (cela peut prendre 5 à 10 minutes). Voilà, vous avez réalisé une meringue italienne !

Mélanger ensuite avec les 125 g. de blancs d'oeufs restants et le tant pour tant à l'aide d'une spatule. Lisser et faire retomber le mélange. La masse à macaron ne doit pas être trop consistante (sèche).


Pocher des boules d'envion 6 à 7 g. à l'aide d'une poche et d'une douille unie de 10 mm. Thierry Mulhaupt conseille de pocher sur du papier sulfurisé et sur des plaques bien lisses de 30x40 cm de côtés. Il convient de pocher 5 rangées de 6 macarons pour n'avoir que 30 macarons par plaque (voici mon modèle de gabarits pour petits macarons : clic). Inutile non plus de prévoir trop d'espace entre chaque coque : 2 cm suffisent largement. Essayez par contre de les disposer en quinconce.

Taper la plaque sur le plan de travail (recouvert préalablement d'un torchon, sinon ça peut faire peur) afin de lisser les petites boules (allez-y franco pour évacuer tout votre stress ;) : je n'ai pas assez de forces dans mes petits bras, les macarons ont conservé une petite pointe so chic sur le dessus). Laisser sécher les macarons pendant 10 à 15 minutes : ils doivent être secs au toucher avant d'être enfournés (l'ambiance de la cuisine ne doit pas être trop humide pour faire sécher les macarons : allumer la hotte si besoin).

Cuire pendant 16 minutes à 140° C en chaleur tournante. Fixer si besoin le papier cuisson sur la plaque à l'aide de pinces à linge en bois. Cuire une plaque à la fois : tout est question d'humidité et de traitement de cette humidité par votre four. Plus on met de coques dans le four, plus il y aura d'humidité dans le four. Cette humidité influencera la cuisson des macarons (qui sera plus ou moins longue) et peut même être fatale aux macarons (qui se fendillent inexorablement). Le sacrifice d'une seule tôle de macarons permet d'ajuster le temps de cuisson ou de déterminer si on doit légèrement entrouvrir la porte du four (pour éviter que les macarons ne fendillent). Laisser refroidir après cuisson.


Pour garnir mes coques (diamètre 5 cm, temps de cuisson identique), j'ai choisi une ganache au chocolat blanc et à la vanille... et des framboises. Il faut prévoir 6 g. de ganache par petit macaron (de 2,5 cm de diamètre), soit le double pour des macarons dits individuels de 5 cm de diamètre. En l'occurrence, je n'ai eu besoin que de 6 g. de ganache par macaron puisque j'ai complété ma garniture avec de belles et grosses framboises.


Sur la coque du dessus, j'ai collé une chip de fraise (à l'aide d'une petite pointe de ganache) et un bonbon argenté plat (toujours à l'aide d'un tout petit peu de ganache). Pour réaliser des chips de fraises, il vous faut 20g de blanc d'oeuf, environ 50 g. de sucre glace, 6 belles fraises assez fermes, quelques gouttes d'eau de rose. Verser le sucre glace dans le blanc d'oeuf et mélanger jusqu'à obtention d'une préparation homogène. Ajouter quelques gouttes d'eau de rose au mélange. Laver, équeuter les fraises et les découper en lamelles bien régulières de 2 à 3 mm d'épaisseur. Disposer les tranches sur du papier cuisson. Badigeonner régulièrement les chips avec le mélange. Cuire à 80° C pendant (au moins) 1 heure. Surveiller attentivement la cuisson (le sucre peut vite roussir).


Laisser vos macarons s'affiner pendant 2 à 3 jours au réfrigérateur en les conditionnant dans une boîte hermétiquement fermée. C'est seulement au bout de ce (long... snif...) délai qu'ils se dégustent de façon optimale !

Tartelette comme une fleur


Pour réaliser cette tartelette, il m'a fallu un peu de ganache au chocolat blanc, un fond de tartelette en pâte sucrée au grué de cacao, quelques chips de fraises, des billes argentées... et une framboise (pour faire le coeur de la fleur).


Je vous laisse apprécier ces photos, elles parlent d'elles-mêmes... Un petit intermède avant de continuer votre dégustation visuelle... Un grand merci à Marina du délicieux blog Parmesan et Paprika dont je réponds au tag (quoique... je me suis un peu taguée toute seule sur ce coup... eh ouais, avec moi tout est possible... ;)) Ce tag consiste à répondre à 20 questions.
Le règlement est le suivant : recopier la règle du jeu, répondre aux questions, taguer 6 personnes. C'est parti mon kiki !

1) Diamant ou perle ? Ah bon, faut choisir ??
2) Quel est le dernier film que tu as vu au cinéma ? Euh... Ben Hur ? ;)) Meuh non. Persépolis. Oui, ça fait à peine moins longtemps... Il y a prescription pour vous conseiller d'aller le voir en salle. Alors ruez-vous plutôt sur le DVD...
3) Ta série préférée ? Belphégor (non, je rigole, je ne suis pas si vieille que ça ;)). Dallas et l'impitoyable J.R.. Et Candy (mais réveille-toi Candy, mets-toi au catch !).
4) Petit déjeuner ? Une choucroute. Et un thé (faut commencer en légèreté, pas trop d'excitant).
5) Deuxième prénom ? De table (miette de table ah ah ah... ok j'arrête).
6) Quels aliments tu n'aimes pas du tout manger ? Les gencives de porc. Les gants Mapa.
7) Quelle voiture conduis-tu ? Une Playmobil rose (avec un petit chien sur la plage arrière et un volant en fourrure de grizzli).
8) Quel trait de caractère n'aimes-tu pas ? Quand on me double à la caisse.
9) Prénoms préférés du moments ? Gudule.
10) Habits préférés ? Crinoline (très pratique et confortable).
11) Si tu pouvais partir n'importe où en avion, où irais-tu ? Faire mes courses (c'est plus rapide et ça a de la gueule un jet qui t'attend sur le parking).
12) Où veux-tu passer ta retraite ? Dans une fabrique de chocolats.
13) De quel anniversaire te souviens-tu ? Du tien (oui, je suis un peu voyante...).
14) Ta date d'anniversaire ? Le 7 novembre 1457.
15) Si tu étais une couleur ? Du rose avec des paillettes bling bling.
16) Chocolat ou vanille ? Quoi, faut encore choisir ? Mais dans le chocolat blanc, il y a de la vanille !
17) Dernière personne au téléphone ? E.T.
18) Sucré ou salé ? Il me faut une longue concentration. Sucré ? Ou peut-être sucré.
19) Depuis combien d'année(s) fais-tu le même boulot ? 105 ans.
20) Jour de la semaine préféré ? Noël.

Ce tag a apparemment beaucoup circulé sur la blogosphère. Aussi, à l'instar de Marina, je le transmets à tout volontaire qui a envie de s'amuser un peu...


Et pour toutes celles qui ont cherché à savoir ce que c'était (et elles sont nombreuses à s'être creusées les méninges, merci à toutes !) que ces espèces de graines du précédent billet, c'était des feuilles de thé tressées... Quand on verse de l'eau presque bouillante sur ces petites choses délicates, elles s'ouvrent telles des fleurs. Un peu comme ces boules de thé qui renferment une fleur de thé. Magique !